
En 2007 était sorti Assassin’s Creed premier du nom. Même s’il s’était illustré de par son ambiance assez exceptionnelle, les critiques fusses nombreuses ; en cause le manque de diversification du jeu, l’action extrêmement répétitive. En effet, même si j’ai adoré le premier épisode (et ai donc acheté la White Edition de AC2 tel un fanboy), force est d’avouer que le jeu n’évoluait pas, du début à la fin on faisait toujours la même chose > Enquête (de la même façon), puis assassinat de notre cible. Alors le second opus de cette trilogie annoncée depuis des lustres avait pour but de gommer ces défauts, réussi ou pas ?

Le jeu débute exactement là où le premier s’était arrêté, difficile donc de parler de l’histoire sans spoiler, ce pourquoi ce paragraphe est déconseillé à ceux qui n’ont pas joué aux deux jeux :p. Concernant Ezio Auditore, un autre ancêtre de Desmond, que peut-on dire ? c’est un jeune homme qui, comme dans tout bon scénario hollywoodien, verra son père et ses frères pendus après avoir été trahis. Son père, Giovanni Auditore (dont l’histoire a été introduite avec trois courts métrages diffusés sur NRJ12 en début de mois) est -officiellement- un banquier de Florence et serait mort à cause de la forte rivalité avec la famille Pazzi qui n’espère qu’une chose (ou presque) ; voir disparaître la famille Auditore. Et c’est bien ce qui va se passer, puisqu’après avoir vu son père et ses frères tués, Ezio ira se réfugier dans la Villa Auditore dans le village de Monterigionni.

Les nouveautés sont nombreuses dans ce deuxième opus ; Un nouveau système d’équipement, en effet désormais on peut avoir divers armures et armes à acheter auprès d’un forgeron. L’arrivée d’une deuxième lame, la lame empoisonnée, le pistolet… Bref, au niveau du combat on ne manque pas, surtout que Ezio est capable de jeter par dessus un rebord un garde, et il est donc possible de les tuer sans se faire repérer et/ou devoir les contourner. L’autre nouveauté et non des moindres, c’est la possibilité de nager ! hé ouais, fini les soulards du port qui nous tuent en nous jetant à l’eau, fini ! désormais on peut même se jeter dans l’eau pour passer incognito. D’ailleurs, en parlant du fait d’être incognito ; le système de réputation a été revu, en effet tant que l’on ne fait aucun acte répréhensible (genre tuer ou voler) notre barre de notoriété reste vide. Au contraire, plus on fait d’acte criminel (en présence de gardes bien sûr) et plus notre barre se rempli, au bout d’un moment on atteint le statut “connu” et dès que l’on croise un garde, il nous poursuit. Il y a l’arrivée des “véhicules” aussi, avec la machine volante qui malgré son contrôle douteux est foutrement jouissive, les gondoles qui ne servent strictement à rien mais qui sont sympa à utiliser pendant nos visites, et enfin une scène de course poursuite en carrosse qui restera dans les mémoires !
On reprochait au premier jeu de ne pas avoir de missions secondaire, là encore AC2 gomme ce défaut ; en plus de tombeaux à explorer, de plumes à récolter, de statuettes à trouver et d’énigmes (bien ardues pour certaines) à déchiffrer, il y a divers autres missions rappelant les GTA > Assassinat, course & livraison de message. Là où AC2 fait original, c’est les missions punitives dans lesquelles on doit aller punir un mari accusé d’adultère ^^… Les missions annexes représentent donc un bon moyen d’allonger la durée de vie du soft, personnellement je l’ai terminé en 13h en faisant les tombeaux et en trouvant les statuettes, mais nul doute qu’il faudra le double pour faire le reste.
White Edition, comprend une statuette de Ezio et une mission exclusive. Autant vous dire que la mission est inutile bien que sympa à jouer.
Alors peut-on dire que AC2 est une réussite ? hé bien force est de constater que oui. Doté encore une fois d’une ambiance exceptionnelle, d’un héros ayant enfin une histoire (parce que bon, Altaïr servait à peu de chose finalement mis à part faire ce qu’on lui demandait) et d’un rythme de jeu plus intéressant, il est difficile de critiquer le soft. Alors oui, il est graphiquement inégal, les villes et paysages étant superbes alors que les personnages ont des visages douteux, alors oui les combats peuvent encore sembler rébarbatif (une diversification d’armes ne change rien à un gameplay qui n’a pas évolué ou presque) mais voilà, encore une fois on se laissera bercer dans un univers bien ficelé, et même les plus exigeants d’entre-nous auront du mal à s’ennuyer. Je ne peux que conseiller ce jeu qui est à mon goût, le jeu de l’année tout simplement.








