NAAAAN !!! J’ai battu mon record, troisième sortie de suite et donc week-end prolongé. Comme y’a rien à faire à Orléans, c’est encore pour aller au cinéma et cette fois-ci c’est au tour du dernier film en date d’Isabelle Adjani. Film français donc histoire de voir si les français arrivent enfin à nous sortir quelque chose de qualité, à côté de ces ridicules Cyprien, Safari et autre Coco.
Mais comme aller seul au cinéma n’a pas de sens, sortie à trois avec ma “sœur” et celui que j’ai cité maintes et maintes fois dans ce blog. Donc avant séance (programmé à 15h45) kebab entre amis (très bon rapport qualité/prix d’ailleurs) et le désormais mythique et obligatoire passage : Bar Havana pour boire le fameux Monaco. Toujours servi par The BO GOSS mais cette fois-ci renommé Laetitia selon la facture. On ne peux pas dire que ça lui aille très bien mais puisqu’il en est ainsi…
Pour une fois on est pas à la bourre et on arrive à l’heure au cinéma (tickets achetés deux minutes avant la séance !!). Et là, c’est la claque 8D

Sonia Bergerac est professeur de français dans un collège de banlieue difficile. Elle vit difficilement la dureté quotidienne des relations avec ses élèves, et est d’autant plus fragilisée par le départ de son mari.
Lors d’une répétition théâtrale avec une de ses classes, elle découvre un pistolet dans un sac d’élève. En cherchant à s’en emparer, un coup part et blesse un élève à la jambe. Dans la confusion du moment, elle craque et prend sa classe en otage.
Alors qu’à l’extérieur, les autorités scolaires, policières et politiques peinent à comprendre et à réagir à la situation, Sonia impose à ses élèves sa vision et leurs contradictions.
C’est la claque parce que, pour une rare fois, je suis franchement emballé par un film français. La situation et la relation difficile entre des jeunes de banlieues françaises et leur professeur de français considérée comme bourgeoise raciste par les élèves, est très bien exploitée et permet au réalisateur de nous concocter ce film, un drame mené tel un thriller.
Isabelle Adjani, dans ce film professeur de français dépassée par les évènements et littéralement à bout de nerfs, nous démontre que finalement les victimes ne sont pas toujours les élèves, mais aussi et souvent les profs. Au risque d’attirer contre moi tous les wesh wesh du coin, on se dit vraiment qu’un prof harcelé physiquement et psychologiquement, ça vaut largement tous ces jeunes qui foutent rien pour sortir de leur merde, se prenant pour des victimes parce que le gouvernement les a casés dans des banlieues. Bon je généralise, et les cas de jeunes de banlieues ayant réussis ne sont pas rare, mais voilà quoi, ce film nous montre bien qu’au final, faut travailler dur pour réussir, et pas juste gueuler partout au racisme…
Un film à voir certainement (bon je dis ça mais, peu de salles le diffusent encore =/), d’autant plus que bien que je ne sois pas trop fan d’Isabelle Adjani habituellement, je dois avouer que là elle tient un grand rôle, et démontre bien ses qualités d’actrice. +1 Aussi aux jeunes du film, tous très bons dans leurs rôle, chacun apportant son petit truc au film. Bien sûr, il faut que je vous parle de la critique du film hyper constructive et intéressante de ma sœur, une critique qui s’est résumée à un “Adjani elle a vachement grossie O_O”… WTF ?!!! Comment on peux trouver que ça à dire, après ce film…

Autre fait marquant de la journée. Moi qui pensais que seul les jeunes cons et les mioches faisaient du bruit au ciné, j’avais tort. Même avec une moyenne d’âge de 55 ans dans la salle (et encore je suis gentil), il est toujours impossible d’écouter un film tranquillement, notamment à cause du rire d’un homme en particulier, qui semblait se croire au milieu de phoques…
Le ciné des Carmes aura pas concédé beaucoup de pertes, puisqu’ils ont dû appliquer le tarif étudiant à trois reprises… Pour nous trois.

